Le FBI a ouvert une enquête préliminaire sur la sécurité de la boîte e-mails privée de Hillary Clinton, a révélé le Washington Post mardi 4 août. La police fédérale a, pour ce faire, fait appel à une société spécialisée dans les technologies, basée à Denver, Platte River Networks, qui a aidé à gérer cette opération inhabituelle.


  • Pourquoi l’affaire fait polémique aux Etats-Unis ?

Le 2 mars, le New York Times révèle que, pendant les quatre années où elle a dirigé le département d’Etat, Mme Clinton a utilisé exclusivement, pour sa correspondance professionnelle, une messagerie électronique et un serveur personnels.

Ses adversaires politiques lui reprochent d’avoir ainsi cherché à se soustraire à la législation sur la transparence et la conservation des archives. Selon la loi fédérale, elle aurait en effet dû disposer d’une adresse professionnelle ou, le cas échéant, faire protéger sa correspondance sur les serveurs du département d’Etat.

Lire le récit : Hillary Clinton accusée de dissimulation après l’utilisation d’une boîte mail personnelle

  • Quelle est la défense d’Hillary Clinton ?

La candidate favorite pour l’investiture démocrate a expliqué avoir eu recours à sa seule boîte personnelle pour des raisons pratiques. « Je pensais qu’il serait plus simple d’avoir sur moi un seul appareil plutôt que deux pour le travail et pour mes e-mails personnels », a-t-elle assuré, en mars.

Elle a aussi argué que la majeure partie de sa correspondance était destinée à des membres de l’administration utilisant des adresses officielles, et qu’elle était donc également conservée par ce biais.

Pour prouver sa bonne foi, Mme Clinton a remis 55 000 pages de correspondance au département d’Etat, puis a demandé à ce que ces messages soient rendus publics.

  • Que contiennent ces e-mails ?

850 pages de messages ne comportant pas d’éléments classifiés ont été dévoilées au mois de mai. Ils permettent notamment de retracer la chronologie de l’attentat contre le consulat de Benghazi en 2012 au cours duquel deux Américains ont été tués, dont l’ambassadeur Christopher Smith a trouvé la mort.

Quelques mois plus tard, on apprenait que parmi ces mails, quatre contenaient des informations secrètes, alors qu’Hillary Clinton avait assuré ne pas avoir envoyé, ni reçu, de maisl de ce type sur sa boîte privée.

Source : lemonde