La société franco-italienne veut ralentir son activité de fabrication de décodeurs. En France, 430 emplois sont concernés.

L’entreprise franco-italienne STMicroelectronics a annoncé aujourd’hui la suppression de 1.400 emplois. En France, 430 emplois devraient disparaître via un plan de départs volontaires. La société dont l’Etat français est actionnaire à 13,5 % prévoit d’arrêter le développement de nouveaux produits dans son activité de fabrication de décodeurs.

Le fabricant de semi-conducteurs avait indiqué en mai dernier étudier diverses options pour sa division déficitaire Digital Product Group (DPG) qui emploie au total 2.000 personnes, principalement en Inde et en France.

Dans un communiqué, le groupe franco-italien précise que 600 salariés seront par ailleurs conservés dans l’entreprise et réaffectés à d’autres activités.

« Cette décision difficile est en adéquation avec notre stratégie qui consiste à n’opérer que des activités soutenables financièrement, et est la conséquence des pertes significatives de l’activité produits pour set top-box au cours des dernières années dans un environnement de marché de plus en plus difficile », commente le PDG Carlo Bozotti dans un communiqué.

Une nouvelle gouvernance ?

A l'approche des résultats annuels de STMicroélectronics , plusieurs élus PS de l'Isère avaient envoyé un courrier à l'attention du ministre de l'économie Emmanuel Macron, ils attirait l'attention sur « le manque de vision stratégique de l’entreprise ».

Avec plus de 6.000 emplois dans l’agglomération grenobloise, STMicroelectronics serait « la locomotive d’un écosystème local exemplaire, qui forme le plus grand centre d’expertise européen en micro et nanoélectronique ». Là, les élus avaient critiquée une vision jugée « court-termiste » des dirigeants de la société.

Les députés Marie-Noëlle Battistel, Michel Destot, Geneviève Fioraso, Michel Issindou, Pierre Ribeaux, ainsi que les sénateurs Eliane Giraud et Jacques Chiron réclament une nouvelle gouvernance. Selon plusieurs médias, Carlo Bozotti serait sur le point d’être remplacé à la tête de la société.

Le groupe a du coup publié des résultats conformes aux attentes pour le quatrième trimestre avec un chiffre d’affaires de 1,67 milliard de dollars et une marge brute de 33,5%. Son résultat net est en baisse de 20% en 2015, à 104 millions de dollars, sur un chiffre d’affaires en recul de 7%.

Pour le premier trimestre du nouvel exercice, il s’attend à une baisse séquentielle du chiffre d’affaires d’environ 3% au point médian et une marge brute d’environ 33,0%.

Source : lesechos